Depuis sa création en 1997, IMS Networks a fait le choix stratégique de l’ancrage local et de la maîtrise totale de son infrastructure. Aujourd’hui, notre datacenter territorial constitue un outil clé pour la production de nos services d’infogérance, de supervision réseau et de cybersécurité (NSOC). Ce que raconte le datacenter d’IMS Networks, c’est une vision du numérique. Une vision dans laquelle la performance n’est pas seulement la vitesse ; c’est aussi la résilience. Une vision dans laquelle la souveraineté n’est pas un slogan ; c’est la capacité à savoir où sont les données, qui les pilote, et dans quel cadre elles sont protégées. Et une vision dans laquelle la responsabilité est intégrée dès la conception des projets.
Un datacenter, ce n’est pas un local technique. C’est un choix de société.
Derrière un datacenter, il y a des questions très concrètes : où sont stockées les données, qui les exploite, qui les supervise, dans quel cadre de confiance, avec quel niveau de maîtrise, et avec quel impact. Et c’est précisément là que le projet IMS Networks prend tout son sens : il ne s’agit pas seulement de faire fonctionner une infrastructure ; il s’agit de construire une infrastructure performante, responsable et maîtrisée.
Chez IMS Networks, le NSOC, c’est le centre névralgique du contact client et de l’assurance du bon fonctionnement des services déployés. C’est la tour de contrôle du numérique. C’est là que l’on surveille, que l’on qualifie, que l’on oriente, que l’on résout. C’est là que l’on transforme une alerte en action, une demande en service, un incident en continuité.
Aujourd’hui, ce NSOC traite plusieurs centaines de requêtes par mois, via différents canaux. On parle ici d’un service critique, au contact direct des clients, et qui mobilise une part importante des ressources humaines de l’entreprise.
Ce qui rend ce sujet particulièrement intéressant, c’est qu’IMS ne regarde pas uniquement ce service sous l’angle de la performance opérationnelle. IMS a aussi choisi de le regarder sous l’angle de son impact environnemental. Parce qu’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui recherchent plus de numérique, plus de rapidité, plus d’automatisation, plus d’IA. Mais la vraie question, c’est : à quel prix énergétique, matériel et environnemental ?
Il y a 3 ans nous avons engagé une analyse du cycle de vie de notre IT. On a souvent tendance à croire que l’impact du numérique provient surtout des terminaux : les PC, les écrans, les postes utilisateurs. En réalité, pour une entreprise comme IMS Networks ayant un datacenter, la majorité des impacts provient des équipements d’infrastructure (67%).
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Modernisation des infrastructures : sobriété et performance
Un datacenter moderne ne se résume pas à sa puissance ou à sa capacité. Il doit aussi être évalué sur sa sobriété, sur sa capacité à durer, sur sa qualité de pilotage et sur son intelligence d’évolution. Aujourd’hui la migration d’un système ne doit plus être du 1 pour 1 mais du 1 pour 0,6 ou 0,5 : c’est-à-dire comment faire autant avec moins. Ce que nous recherchons, c’est un effet « boule de neige » : réduire le nombre de machines physiques pour réduire le besoin en consommation électrique, pour réduire le besoin en refroidissement, etc.
C’est à contre-courant de la situation actuelle dans l’IT en France et dans le monde. Le monde est lancé dans la course à « l’armement » pour l’IA. Nous voyons des datacenters pousser ici et là, nous observons une explosion du nombre de « centre de traitement IA ». L’infrastructure pèse lourd, que ce soit dans la construction ou dans l’usage. La consommation électrique explose. Chez IMS Networks, innover ce n’est pas « mettre de l’IA partout ». Nous réfléchissons à comment faire plus avec moins, c’est probablement là la vraie innovation.
Concrètement, cela passe d’abord par la transformation de l’infrastructure elle-même. L’enjeu est de faire évoluer l’existant vers une architecture plus convergée, plus virtualisée, plus automatisée et plus efficiente. Mais la transformation ne se limite pas à la couche technique. Elle concerne aussi la manière même dont le service est rendu. Les ateliers d’idéation ont permis d’identifier et de hiérarchiser plusieurs pistes d’évolution. Parmi les plus prometteuses figurent l’automatisation de la création et du traitement des tickets avec de l’IA, la prévention des incidents par analyse de données, la création d’un chatbot fondé sur les données internes, l’optimisation des maintenances pour mieux anticiper les vulnérabilités, ainsi que l’aide à la saisie et à la rédaction des tickets.
Ce qui est remarquable ici, c’est que l’IA n’est pas présentée comme un gadget ou comme un effet de mode. Elle est abordée comme un outil au service d’un objectif très concret : améliorer la qualité de service, réduire les tâches à faible valeur ajoutée, et mieux exploiter la connaissance accumulée dans l’entreprise. Cette IA est pensée avec discernement car une automatisation absolue pourrait être contre-productive si elle augmentait trop fortement les impacts environnementaux.
C’est pour cela que les pistes proposées sont elles-mêmes inscrites dans une logique de sobriété. On parle par exemple de mettre en place un POC de chatbot avec mesure en temps réel de la consommation pendant l’apprentissage et l’exploitation. On parle aussi de revue de sobriété du code, de nettoyage des données inutiles, de recours à des modèles pré-entraînés, de systèmes de cache, de matériels plus efficients et de conception modulaire. En clair : l’innovation, oui ; mais une innovation mesurée, utile, utilisable et utilisée.
Et c’est probablement là que se joue la singularité du projet IMS Networks. Nous ne cherchons pas à opposer performance et responsabilité. Nous cherchons à les réconcilier. Nous ne disons pas : “il faut choisir entre un datacenter puissant et un datacenter responsable”. Nous montrons qu’un datacenter vraiment moderne est précisément celui qui sait combiner les deux.
Cela veut dire une chose simple : plus de continuité, plus de confiance, plus de transparence. Cela veut dire concrètement : meilleure maîtrise de l’infrastructure, meilleure exploitation de la donnée, plus d’automatisation utile, et une trajectoire de transformation qui repose sur des indicateurs plutôt que sur des intuitions.